« Les décisions des collectivités territoriales ont un impact direct sur le quotidien de tous les citoyens », souligne Benoît Sibaud, le président de l'April, pour justifier la relance de l'initiative. « Par exemple, les municipalités et les conseil généraux prennent des décisions qui concernent les écoles et les collèges. Demander aux candidats quelle place ils vont accorder au logiciel libre dans les établissements scolaires est très important. »

Cette campagne est également l’occasion de remettre sur la place publique les standards ouverts et le Référentiel Général d’Interopérabilité, qui impose aux administrations et aux collectivités territoriales d’utiliser des standards ouverts pour communiquer entre elle ou avec les citoyens et les professionnels. « Les standards ouverts sont un enjeu majeur de l’interopérabilité et de l’informatique durable. Il est important que les élus locaux prennent conscience des enjeux d’indépendance technologique, de pérennité des données et d’accessibilité, que seuls les standards ouverts leur permettront de réaliser » poursuit Alix Cazenave, chargée de mission à l’April.

Premiers ralliements du PS, du Modem et des Verts

La campagne vient tout juste de débuter et l'April en a fait la promotion sur le salon Solutions Linux, organisé au CNIT de La Défense du 29 au 31 janvier 2008. Les macarons "J'ai signé le Pacte du Logiciel Libre" ne se sont donc pas encore répandus sur les sites Web des candidats.

L'April se targue toutefois de trois premiers ralliements "importants" en Ile-de-France. L'association précise que Denis Baupin, candidat des Verts à la mairie de Paris, Danièle Auffray, candidate sur la liste Modem dans le treizième arrondissement, et Patrick Bloch, un socialiste qui se présente dans le onzième arrondissement, y ont déjà apporté leur soutien.

A noter enfin que l'April entend ne pas restreindre son initiative aux seuls candidats "qui sont déjà sensibilisés aux enjeux du numérique". "D'autres ne sont pas familiers avec l'informatique mais en comprennent les enjeux. Nous allons prendre contact avec eux", conclut Alix Cazenave.

APRIL: Promouvoir et défendre le logiciel libre